Le diagnostic du lymphome

1.Les signes et symptômes du lymphome

/JML-2014/Randonnees/Balade-pique-nique-en-Rhone-Alpes Les signes et symptômes sont tous les troubles, observés et signalés par le patient, qui peuvent avoir un lien avec la maladie.

Les signes sont des états anatomiques ou physiologiques anormaux. Des ganglions enflés, douloureux ou pas, sont souvent le signe le plus fréquent d'un lymphome. Généralement, les ganglions sont enflés au niveau du cou ou des aisselles, mais beaucoup de patients peuvent aussi avoir des ganglions qui enflent à d'autres parties du corps et qui entraînent différents symptômes. Ainsi, des ganglions enflés au niveau de l'aine peuvent provoquer des jambes lourdes et des chevilles gonflées, alors que des ganglions enflés au niveau de l'abdomen peuvent provoquer une gêne abdominale, des maux de dos ou des ballonnements. Les signes d'un lymphome extra-ganglionnaire peuvent varier selon la partie du corps où se développe la tumeur. C'est pourquoi, un lymphome présent dans l'estomac peut parfois provoquer des symptômes semblables à ceux d'un ulcère, tels que des douleurs et des saignements internes. Plus rarement, il arrive que certains patients atteints d'un lymphome n'aient pas de ganglions enflés.

Les symptômes sont les phénomènes inhabituels observés par le patient indiquant la présence possible de la maladie. Les symptômes d'un lymphome sont des frissons, une fièvre, des sueurs profuses (souvent nocturnes), une perte de poids inexpliquée, une baisse d'énergie, des démangeaisons ou d'autres symptômes provoqués par des ganglions enflés.

Ces symptômes ne sont pas spécifiques et la plupart des personnes qui les ressentent ne sont pas atteintes d'un lymphome. Toutefois, dans le cas de symptômes persistants, il important de consulter un médecin pour s'assurer qu'il n'y a pas présence d'un lymphome. Les maladies graves ne disparaissent pas du jour au lendemain ; elles persistent.

 2.Que recherche le médecin lors d'un examen physique ?

Si vous souffrez de symptômes suggérant la présence d'un lymphome, un examen physique complet doit être effectué. Pendant l'examen, le médecin vérifie s'il y a présence de ganglions enflés sous votre menton, dans le cou dans la région des amygdales, au-dessus des épaules, au niveau des coudes, sous les aisselles et dans l'aine. Le médecin examine également les autres parties de votre corps afin de déceler tout gonflement ou liquide dans votre poitrine ou dans votre abdomen qui pourraient être provoqués par des ganglions lymphatiques enflés. Il palpe également votre abdomen pour déterminer si certains organes internes ont grossi. Il vous demande si vous ressentez des douleurs et vérifie si les manifestations de faiblesse ou de paralysie que vous pouvez être amené à éprouver sont provoquées par des ganglions lymphatiques enflés qui exercent une pression sur des nerfs ou la moelle épinière.

Si le médecin suspecte la présence d'un lymphome après avoir effectué l'examen clinique, il ou elle doit prescrire des examens pour aider à confirmer le diagnostic. Ces examens incluent généralement une biopsie au niveau du ou des ganglions qui ont le plus augmenté de volume, des examens sanguins, des radiographies, des scanners,un examen de la moelle osseuse, un examen du liquide céphalo-rachidien prélevé par ponction.

 3. Comment réalise-t-on une biopsie ?

Une biopsie est le prélèvement d'un fragment de tissu situé au niveau de la zone présumée de la tumeur en vue d'un examen au microscope. Les informations obtenues à partir de cet échantillon sont essentielles pour le diagnostic et le traitement du lymphome.

Les biopsies peuvent être effectuées dans différentes conditions. La ponction à l'aiguille est effectuée en piquant une fine aiguille dans le ganglion lymphatique présumé cancéreux puis en prélevant quelques cellules par aspiration. Ce type de ponction peut être réalisé au cabinet du médecin ou au laboratoire et n'est pas plus douloureux qu'une injection sous-cutanée. En règle générale, on effectue une ponction à l'aiguille pour confirmer une rechute plutôt que pour un premier diagnostic.

Une fois l'échantillon de tissu prélevé, celui-ci est examiné par un pathologiste, c'est-à-dire médecin qui examine en laboratoire des prélèvements de tissus humains en vue de poser ou de confirmer un diagnostic. Les informations obtenues à partir d'une biopsie permettent de connaître le type de lymphome. Si l'interprétation de la biopsie par le pathologiste n'est pas sûre, la biopsie doit être revue par un autre pathologiste spécialiste du lymphome (un hémato-pathologiste).

 4. Le rôle de l'imagerie médicale dans le diagnostic du cancer

/JML-2014/Randonnees/Balade-pique-nique-en-Rhone-AlpesGénéralement, les médecins prescrivent des examens qui vont leur fournir des clichés de l'intérieur de votre corps. La plupart des ces examens sont sans douleur et sont réalisés sans anesthésie. Plusieurs techniques d'imagerie médicale peuvent être nécessaires pour effectuer le meilleur diagnostic de votre cancer. Parmi ces examens, il y a notamment :

La radiographie : elle utilise des rayons X pour prendre des clichés de zones situées à l'intérieur du corps. Le niveau de radiation utilisé la plupart du temps est si faible qu'il ne présente pas de risque pour le patient.

Le scanner : il s'agit d'un examen radiologique basé sur la prise de clichés par rayons X sous différents angles autour du patient. Ces clichés sont numérisés électroniquement et l'image est ensuite reconstituée en trois dimensions sur ordinateur. Un scanner du cou, du thorax et de l'abdomen sont généralement préconisés pour pour déterminer le nombre et la taille des ganglions lymphatiques touchés par la maladie ainsi que pour identifier les organes atteints par le lymphome.

L'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) : Plus rarement demandé, l'IRM est un examen qui ressemble au scanner mais qui utilise des aimants (champs magnétiques) et des ondes de fréquence radio à la place de rayons X. Un IRM peut fournir des informations importantes concernant les tissus ou les organes, et en particulier ceux du système nerveux, que l'on ne peut pas obtenir avec d'autres techniques d'imagerie médicale. L'IRM est surtout utile lorsque les médecins souhaitent obtenir des images précises des os, du cerveau et de la moelle épinière, afin de vérifier si le cancer ne s'est étendu à ces zones.

Les TEP (Tomographie par Emission de Positrons) : Cet examen permet d'évaluer l'activité du lymphome dans les différentes parties du corps. Pour le réaliser, on injecte d'abord un traceur ou agent de contraste comme le glucose radioactif (sucre). Une caméra est ensuite utilisée pour détecter les signes de radioactivité et produire des images transversales du corps. Les TEP sont très utiles pour déterminer la réponse au traitement. Le scanner fournit une image de la taille du ganglion lymphatique, mais les PET permettent de voir si le ganglion lymphatique est en activité (s'il est toujours atteint par la maladie) ou si, au contraire, il a été rendu inactif par le traitement.

5.Les examens sanguins

Les examens sanguins permettent de déterminer si les différentes cellules sanguines examinées à l'aide d'un microscope sont normales en termes de nombre et d'aspect. Parmi ces cellules, on retrouve les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Des anomalies observées au niveau des cellules sanguines anormales sont parfois les premiers signes de lymphome.

6.Examen de la mœlle osseuse

La mœlle osseuse est la matière spongieuse que l'on trouve à l'intérieur des os. Elle contient des cellules immatures, appelées cellules souches, qui se développent en trois sortes de cellules : les globules rouges dont la fonction est de distribuer l'oxygène dans toutes les parties du corps et d'évacuer le gaz carbonique ; les globules blancs qui protègent l'organisme des infections ; et les plaquettes qui jouent un rôle dans la coagulation du sang.

Le lymphome peut s'étendre ou commencer dans la mœlle osseuse. C'est pourquoi les médecins tiennent à examiner des échantillons de la mœlle osseuse pour vérifier s'il y a présence d'un cancer. Après application d'une anesthésie locale, une "carotte" de mœlle osseuse de 15 mm de long sur 2 mm de large environ est prélevée dans l'os du bassin. Le procédé peut être douloureux au moment où la mœlle osseuse est aspirée. Si le patient le souhaite, il peut demander au médecin ou aux infirmiers de lui administrer une prémédication calmante.

Dernière mise à jour le 06/08/2014 à 09:51